Nos étoiles contraires – John Green

etoilescontrairesHazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Dans le groupe de soutien fréquenté par d’autres jeunes malades, elle rencontre Augustus, un garçon en rémission. L’attirance est immédiate, mais elle a peur de s’engager dans une relation dont le temps est compté.

Le premier qualificatif qui me vient en tête quand je pense à ce livre, c’est « lumineux ». Maintenant que je me suis aperçue que ce terme est écrit sur la page couverture du livre grâce à un critique du Entertainment Weekly, difficile pour moi de savoir si ça vient de moi ou si je suis juste vraiment d’accord avec eux. :)

J’avais tellement entendu parler de ce livre, et du film qui en a été tiré, que je dois avouer que j’avais quelques appréhensions. Quand un livre est trop encensé, je me méfie. Pas parce que je me dis que ça ne doit pas être si bon, mais parce que je ne veux pas avoir trop d’attentes et être déçue. Je n’ai pas été déçue. On s’attache très rapidement à Hazel Grace et à Augustus. J’ai aimé leur vivacité d’esprit, leur humour noir face à leur maladie et surtout leur espoir et l’innocence de leur amour. L’analogie que Hazel fait entre elle et une grenade est une image très forte qui m’a beaucoup marquée.

C’est la première fois que je lisais cet auteur et ce ne sera sans doute pas la dernière puisque j’ai bien aimé son écriture simple et directe. Pas de mots inutiles, de fioritures de style qui ne servent pas le propos. Une belle découverte.

J’ai perdu mon chat – Philippe Beha

perduchatJ’ai perdu mon chat, et toi, tu me ramènes quoi? Un éléphant, un mouton, même un canari! Mon chat, il est tout rond, tout mignon, jaune, noir et blanc. Il s’appelle Tout-Gris et je me fais du souci…

Un autre livre qu’elle a reçu pour son anniversaire et qu’elle demande un jour sur deux. L’histoire est simple : le petit garçon a perdu son chat et ses amis lui ramènent des animaux qui correspondent à la description de l’animal. Les belles images, le texte en rimes et les répétitions de certaines phrases ont charmé Fillette J. qui se fait ensuite un plaisir de nous raconter l’histoire. Comme les images et l’histoire sont répétitives (un ami apporte un animal et le petit garçon répond « Ce n’est pas mon chat, c’est… »), elle est capable de nous raconter l’histoire et en tire une telle fierté. Je comprends pourquoi le Centre canadien du livre jeunesse a choisi ce livre pour offrir à tous les enfants de 1re année en 2012 dans le cadre du programme Un livre à moi! pour le plaisir de lire.

Stella étoile de la mer – Marie-Louise Guay

stellaetoileStella et Sacha sont au bord de la mer. C’est la toute première fois pour Sacha. Il pose de grandes questions : « D’où viennent les étoiles de mer? Est-ce qu’un poisson-chat ronronne? ». Stella a réponse à tout.

Depuis que j’ai eu ma fille, j’ai replongé avec plaisir dans la littérature jeunesse, que je n’avais jamais vraiment abandonnée. Ma fille adore se faire raconter des histoires et nous raconter des histoires avec les images. Si elle me voit en train de lire, elle veut toujours que je lise à haute voix, peu importe ce que je lis. Je présenterai donc dorénavant nos coups de cœur.

Aujourd’hui, Stella. J’adore Stella et Fillette J. également. Elle a une telle imagination qu’on ne peut s’empêcher d’être fasciné par son univers. Elle a toujours réponse à tout et ses explications sont beaucoup plus intéressantes que celles terre-à-terre des dictionnaires. De plus, les illustrations à l’aquarelle des albums sont magnifiques, ce qui ajoute à la magie de l’ensemble. Depuis qu’elle a reçu Stella étoile de la mer à son anniversaire il y a deux semaines, il fait toujours partie des deux histoires du soir. Le père Noël lui apportera certainement les autres histoires de la collection pour continuer à la faire rêver.

Treize raisons – Jay Asher

Clay Jensen reçoit sept cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu’elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes qui ont, de près ou de loin, influé sur son geste. D’abord effrayé, Clay écoute la jeune fille en se promenant au son de sa voix dans la ville endormie. Puis il découvre une Hannah inattendue qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails.

Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer…

La prémisse de ce livre est intéressante. À la suite du suicide d’une collègue de classe, Clay reçoit des cassettes enregistrées sur lesquelles il a la surprise d’entendre Hannah, qui raconte ce qui, et ceux qui, l’a amené au suicide. Ça sonne un peu morbide dit comme ça, mais c’est amené de façon intéressante. On suit Clay qui écoute les cassettes afin de comprendre son implication dans tout ça. Au fil des histoires d’Hannah, on comprend que ce n’est pas un gros événement qui a tout chamboulé, mais bien plusieurs petits, qui, additionnés, lui semblaient trop lourds à supporter.

Par contre, à la longue, j’ai trouvé que Hannah se déresponsabilisait un peu de sa décision, même si elle finit par admettre qu’elle aurait pu changer certaines choses. Je ne dis pas qu’elle n’avait pas raison de trouver difficile ce qu’elle a vécu, certains événements en particulier, mais la façon dont c’est amené dans le livre, j’ai eu l’impression qu’elle se portait en victime, avant de vivre quoi que ce soit. C’est difficile à expliquer.

Ça demeure tout de même un très bon livre à faire lire aux jeunes afin de leur faire réaliser les impacts que peuvent avoir leurs gestes et même, une seule parole.

Secrets – Scott Westerfeld

Après la série culte Uglies, ce guide indispensable de Scott Westerfeld vous dévoilera, entre autres : tous les secrets des Pretties, des Specials, des Extras et de leurs bandes; tous les accessoires ultrasophistiqués de Tally et de ses amis; ainsi que l’histoire de leur monde et de l’étrange maladie du pétrole qui ravagea l’humanité.

Ce livre me confirme une chose : la série Uglies ne m’a pas marquée autant que je l’aurais cru. Même si je l’ai bien aimée, j’ai rapidement compris que l’histoire était déjà très floue dans ma tête. Ce livre est en fait le guide de l’univers de la série. On apprend comment l’auteur a développé ses personnes, où il a puisé son inspiration et il répond à des questions que lui posent fréquemment ses lecteurs. En soi, ce livre est très intéressant, peut-être même plus que la série elle-même. J’aime découvrir l’envers du « décor », la partie création est fascinante à mon sens. J’aimerais bien que plus d’auteurs écrivent de tels livres sur leur univers.

Tome I : Uglies
Tome II : Pretties
Tome III : Specials
Tome IV : Extras

La fille invisible – Émilie Villeneuve

La grosse conne, c’est Flavie, 15-ans-presque-seize. Flavie est une jeune fille à la fois timide et curieuse. Pourtant, elle croit qu’elle est une catastrophe sur deux pattes, un désastre ambulant. Au début de l’été, elle décide donc de se faire un programme pour devenir une nouvelle Flavie : une saine alimentation, aucun dessert et du jogging une heure par jour. C’est le début d’une chute vertigineuse. D’abord, du poids de Flavie, puis de son existence tout entière.

Cette bande dessinée dresse un portrait réaliste, et parfois brusque, de la maladie qu’est l’anorexie mentale. En se mettant à la place de Flavie, on peut comprendre un peu mieux ce qui oblige la jeune fille à courir après un idéal physique impossible à atteindre. Il n’est pas ici question d’apparence ou de beauté, mais bien de contrôle.

La bande dessinée se divise en deux parties qui s’entrecroisent : l’histoire de Flavie et la rencontre d’une journaliste avec un docteur spécialisé en anorexie mentale. Bien que cette partie plus théorique soit intéressante, j’aurais aimé qu’on donne une plus grande exposition à Flavie. Il n’en demeure pas moins que cet ouvrage, côté vulgarisation, fait le travail, et ce, sous une forme accessible.

Neverwhere – Neil Gaiman

Il existe un envers à Londres : la « ville d’En Bas », cité souterraine où vit un peuple d’une autre époque, invisible au commun des mortels.

Un peuple organisé, hiérarchisé, à la tête duquel les rats jouent un rôle prépondérant… Roman inclassable, Neverwhere fourmille d’idées, de rebondissements et de personnages iconoclastes. Le voici pour la première fois en français dans la version author’s cut revue et augmentée par l’auteur.

Ce n’est qu’après avoir terminé ce livre que j’ai réalisé qu’il était du même auteur que Coraline. Une fois cela dit, l’univers que j’ai traversé en lisant Neverwhere ne me surprend plus autant que pendant ma lecture. Car je dois avouer que cet univers a failli me faire décrocher à de nombreuses reprises. Je n’arrivais pas à adhérer à ce monde étrange où les rats mènent le monde. Trop ou pas assez de tout : magie, réalisme, anachronisme… On dirait que j’étais incapable de situer l’histoire dans une « boîte » précise et ça m’empêchait d’apprécier ma lecture. C’est peut-être aussi parce que c’était une édition où l’auteur a ajouté de l’information au roman original. Je l’ai tout de même terminé. Il ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais j’aurai au moins compris que je dois être plus ouverte d’esprit dans ma lecture.