Scarlett, si possible – Katherine Pancol

scarlettJuillet 68 : trois amies, Bénédicte, Martine et Juliette, quittent leur province natale pour conquérir le monde. Pleines de rêves et d’ambitions, elles découvrent brutalement qu’il n’a rien d’un décor de conte de fées.

Une autre histoire qui commence dans une petite ville, mais qui se transporte rapidement à Paris. Les débuts ont été difficiles entre ce livre et moi. Je m’obstinais à continuer, alors que j’ai maintenant l’habitude d’abandonner rapidement. Je crois que c’est seulement au tiers du livre que j’ai embarqué dans l’histoire et que je me suis mise à vouloir savoir ce qui allait arriver aux trois protagonistes. Sous des airs d’histoire légère et de drames futiles, c’est surtout une histoire de désillusion, autant celles des personnages que la nôtre. Je me suis attachée à ces filles, surtout à Juliette qui est pourtant si loin de moi et que j’aurais parfois voulu secouer comme un prunier. Malgré tout, une semaine après la fin de la lecture, je me rends compte que ce livre n’a pas laissé un souvenir impérissable dans ma mémoire. J’ai déjà du mal à dire qui fait quoi et ce qui se passe, signe que le livre ne m’a pas tellement marquée.

Une place à prendre – J. K. Rowling

placeaprendreBienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre… Comédie de mœurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

Est-ce que j’ai lu ce livre principalement pour voir ce que l’auteure pouvait écrire après Harry Potter? Tout à fait, mais j’ai rapidement oublié l’univers du petit sorcier, car on est ici complètement ailleurs. On sort complètement de l’univers jeunesse pour plonger dans un univers adulte, plus cru et plus vil. Tous les coups semblent permis pour les habitants de ce petit village alors qu’une place est maintenant disponible au conseil municipal. Les conflits qui étaient jusque-là gardés sous contrôle prennent une tout autre dimension. Dans les faits, il ne se passe pas tant de choses que ça, tout est plutôt dans les dialogues et les situations. Pas de grosses scènes d’actions ou d’événements perturbateurs majeurs, seulement les aléas de la vie. Sans ne rien dévoiler, je dirais que la fin est nécessaire et appuie bien le propos de l’auteure, même si je l’aurais voulue autrement. Pour moi, le passage est réussi pour J. K. Rowling et c’est avec intérêt que je lirai son prochain livre.

Nos étoiles contraires – John Green

etoilescontrairesHazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Dans le groupe de soutien fréquenté par d’autres jeunes malades, elle rencontre Augustus, un garçon en rémission. L’attirance est immédiate, mais elle a peur de s’engager dans une relation dont le temps est compté.

Le premier qualificatif qui me vient en tête quand je pense à ce livre, c’est « lumineux ». Maintenant que je me suis aperçue que ce terme est écrit sur la page couverture du livre grâce à un critique du Entertainment Weekly, difficile pour moi de savoir si ça vient de moi ou si je suis juste vraiment d’accord avec eux. :)

J’avais tellement entendu parler de ce livre, et du film qui en a été tiré, que je dois avouer que j’avais quelques appréhensions. Quand un livre est trop encensé, je me méfie. Pas parce que je me dis que ça ne doit pas être si bon, mais parce que je ne veux pas avoir trop d’attentes et être déçue. Je n’ai pas été déçue. On s’attache très rapidement à Hazel Grace et à Augustus. J’ai aimé leur vivacité d’esprit, leur humour noir face à leur maladie et surtout leur espoir et l’innocence de leur amour. L’analogie que Hazel fait entre elle et une grenade est une image très forte qui m’a beaucoup marquée.

C’est la première fois que je lisais cet auteur et ce ne sera sans doute pas la dernière puisque j’ai bien aimé son écriture simple et directe. Pas de mots inutiles, de fioritures de style qui ne servent pas le propos. Une belle découverte.