Scarlett, si possible – Katherine Pancol

scarlettJuillet 68 : trois amies, Bénédicte, Martine et Juliette, quittent leur province natale pour conquérir le monde. Pleines de rêves et d’ambitions, elles découvrent brutalement qu’il n’a rien d’un décor de conte de fées.

Une autre histoire qui commence dans une petite ville, mais qui se transporte rapidement à Paris. Les débuts ont été difficiles entre ce livre et moi. Je m’obstinais à continuer, alors que j’ai maintenant l’habitude d’abandonner rapidement. Je crois que c’est seulement au tiers du livre que j’ai embarqué dans l’histoire et que je me suis mise à vouloir savoir ce qui allait arriver aux trois protagonistes. Sous des airs d’histoire légère et de drames futiles, c’est surtout une histoire de désillusion, autant celles des personnages que la nôtre. Je me suis attachée à ces filles, surtout à Juliette qui est pourtant si loin de moi et que j’aurais parfois voulu secouer comme un prunier. Malgré tout, une semaine après la fin de la lecture, je me rends compte que ce livre n’a pas laissé un souvenir impérissable dans ma mémoire. J’ai déjà du mal à dire qui fait quoi et ce qui se passe, signe que le livre ne m’a pas tellement marquée.

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi – Katherine Pancol

Souvent, la vie s’amuse.

Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud. Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue… Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi…

J’aime les titres qu’a donnés l’auteure à sa série. Ce sont d’abord les titres qui m’avaient attirée vers le premier livre de cette trilogie. On retrouve Joséphine, Zoé, Hortense, Philippe, le prodige Junior et tous les autres.

Peut-être parce que j’avais lu les deux autres livres il y a un certain temps (j’étais sur la liste d’attente pour ce livre depuis juillet 2010!), mais j’ai eu du mal à me replonger dans l’univers particulier de l’auteure. Par contre, après une cinquantaine de pages, j’étais reconquise et j’ai enfilé le reste de la lecture très rapidement. Hortense est toujours aussi insupportable, même si on commence à voir une lueur d’humanité. J’ai encore eu envie de secouer Joséphine et j’étais fière quand elle a commencé à dire non. Zoé est tellement attachante! Bref, un bel univers qui m’a encore une fois captivée.

J’ai trouvé la fin un peu bâclée. On suit ses personnages depuis trois livres et j’aurais aimé lire la fin de leurs intrigues de façon plus directe, et non racontée à la va-vite par un personnage. En moins de dix pages, le sort de tout le monde est fixé, et même si ça se termine sur une belle scène, ça m’a tout de même laissée sur ma faim. Comme si après vingt kilomètres dans le désert, je m’apercevais que l’oasis n’était qu’un mirage.

Voici la citation préférée du livre :

« Et c’est quoi après tout, un écureuil? Un rat avec une bonne attachée presse. »

Tome 1 – Les yeux jaunes des crocodiles
Tome 2 – La valse lente des tortues

La valse lente des tortues – Katherine Pancol

Qu’un crocodile aux yeux jaunes ait ou non dévoré son mari Antoine, disparu au Kenya, Joséphine s’en moque désormais. Elle a quitté Courbevoie pour un immeuble huppé de Passy, grâce à l’argent de son best-seller, celui que sa sœur Iris avait tenté de s’attribuer, payant cruellement son imposture dans une clinique pour dépressifs. Libre, toujours timide et insatisfaite, attentive cependant à la comédie cocasse, étrange et parfois hostile que lui offrent ses nouveaux voisins, Joséphine semble à la recherche de ce grand amour qui ne vient pas. Elle veille sur sa fille Zoé, adolescente attachante et tourmentée et observe les succès de son ambitieuse aînée Hortense, qui se lance à Londres dans une carrière de styliste à la mode.

Joséphine ignore tout de la violence du monde, jusqu’au jour où une série de meurtres vient détruire la sérénité bourgeoise de son quartier. Elle-même, prise pour une autre sans doute, échappe de peu à une agression. La présence de Philippe, son beau-frère, qui l’aime et la désire, peut lui faire oublier ces horreurs. Impossible d’oublier ce baiser, le soir du réveillon de Noël, qui l’a chavirée.

Autour de l’irrésistible et discrète Joséphine, gravite une fois encore tout un monde de séducteurs, de salauds, de tricheurs et autant d’êtres bons et généreux. Comme dans la vie.

J’ai eu un peu plus de difficultés à embarquer dans cette suite. Par contre, une fois que les meurtres commencent, c’est plus facile de s’accrocher, même si Joséphine semble mener sa vie très facilement dans les circonstances. J’ai eu également beaucoup de mal à croire à l’histoire entourant Luca. Ça m’a laissé l’impression que l’auteure voulait s’en débarrasser pour laisser de la place à une possible relation avec Philippe. Difficile d’en dire plus sans révéler des intrigues.

Encore une fois, j’ai l’impression que l’auteure nous laisse sur notre faim. Bien sûr, on finit par connaître le pourquoi du comment des meurtres, mais les autres histoires en parallèles, où sont leur(s) fin(s)? J’ai cru lire sur Internet qu’un troisième – et dernier – tome était en préparation. J’espère qu’on saura une fois pour toutes la fin de toutes les histoires. J’espère également que l’auteure saura s’arrêter après ce tome, car même pour le troisième, je crois qu’il sera difficile de ne pas tomber dans la redite.

Les yeux jaunes des crocodiles – Katherine Pancol

crocoCe roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l’histoire d’un mensonge. Mais aussi une histoire d’amours, d’amitiés, de trahisons, d’argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c’est la vie.

J’ai préféré retranscrire la quatrième de couverture plutôt que le résumé donné par les libraires. Je trouve que le résumé en dit trop, beaucoup trop. C’est tout d’abord le titre qui m’a attirée vers ce livre. Ensuite, les bons commentaires m’ont persuadée de le mettre sur ma liste à lire. J’ai bien aimé ces quelques histoires entremêlées, même si certaines étaient, à mon avis, un peu tirées par les cheveux. Je me suis surtout attachée à Joséphine, qui au début de l’histoire est un peu « molle », mais qui se fortifie au fil des pages. L’écriture est simple et ça se lit très facilement, même s’il y a parfois quelques raccourcis dans l’histoire ou d’indices trop gros, on embarque et on veut savoir comment se terminera l’histoire de chaque personnage. C’est d’ailleurs ma seule déception, on ne connaît pas le sort final de deux ou trois personnages, antipathiques, mais justement, on veut savoir comment ils s’en sortent… ou pas! Je vais continuer mon exploration de cette auteure, ce premier livre m’a convaincue. Je viens de me rendre compte que La valse lente des tortues est la suite… Je vais peut-être connaître le sort de ces détestables personnages!